Les raisonsd’exhumer un cadavre?

Il existe un certain nombre de raisons pour lesquelles un corps peut être exhumé pour une analyse médico-légale, mais il doit d’abord être considéré comme justifié par un juge avant qu’un ordre d’exhumation ne soit émis.Il est important d’examiner en premier lieu pourquoi la médecine légale exige qu’un corps soit exhumé. Dans le passé, des erreurs ont été commises lorsqu’il s’agissait de présenter un dossier à la défense ou à l’accusation dans un procès pour meurtre.

Pourquoi exhumer un cadavre?

Comme nous l’avons déjà mentionné brièvement, un cadavre peut être exhumé pour un certain nombre de raisons. Ci-dessous nous listons les plus courants:

  • Identification incorrecte du cadavre
  • Etudes toxicologiques incomplètes
  • Tracez la preuve manquée ou négligée
  • Analyse incomplète ou incorrecte de la plaie
  • Identification incorrecte du cadavre

De nos jours, cela est devenu rare à se produire. Maisau passé, l’identification erronée d’un corps pouvait se produire. Cela se passait normalement si le corps était habillé de la même manière qu’une personne disparue, ou même si sa taille étaitsimilaire. La loi stipule que tous les efforts doivent être faits pour identifier correctement le défunt avant qu’ils ne soient mis à l’enterrement.

L’exhumation d’un cadavre peut aider à fournir des analyses d’ADN précieuses.Ainsi que des échantillons de sang et de tissus pouvant être utilisés pour identifier de manière positive un cadavre enfoui depuis un certain temps.

Études toxicologiques incomplètes

Avec tant de progrès en médecine légale, il est désormais possible d’exhumer un corps enterré depuis plusieurs années et de prélever des échantillons d’os et d’ADN pour prouver si la victime avait été empoisonnée.

Dans les années cinquante, soixante et soixante-dix, de tels tests n’existaient pas, à moins que le pathologiste ne soit convaincu à cent pour cent que la victime avait été empoisonnée – accidentellement ou autrement – il était presque impossible de le prouver. Ces nouveaux tests permettent de juger les affaires en vertu d’une loi qui aurait pu être jugée indéfiniment.

Preuve de trace manquée ou ignorée

Parfois, les choses arrivent au corps humain, qui peut ne pas avoir de lien avec une enquête à ce moment-là, mais peuvent s’avérer vitales plus tard. La médecine et la science ont maintenant commencé à travailler en tandem pour fournir des preuves cruciales dans les procès pour meurtre concernant des éléments de preuve qui, bien qu’ils aient été recueillis à l’époque, n’avaient fourni aucun indice quant au motif ou au meurtre.

Certaines traces, telles que le pollen de plantes ou de graines d’herbe, n’ont peut-être pas permis de savoir où le crime a eu lieu, mais exhumé le corps maintenant qu’il y a eu tant de progrès.

Analyse de plaie incomplète ou incorrecte

Comme nous l’avons déjà mentionné, les sciences judiciaires et la médecine légale ont considérablement évolué au fil des ans. À tel point que les corps peuvent maintenant être exhumés afin de déterminer le type exact d’arme utilisé pour infliger le coup ou le tir à l’assassin. Au cours des années passées, ce n’était pas toujours possible et la loi devait se contenter de la meilleure hypothèse d’un pathologiste quant à la cause de la mort.

Cependant, avec les progrès de la médecine et de la science qui ont été incorporés à la médecine légale dans son ensemble, ces plaies peuvent être identifiées avec précision et l’arme utilisée peut être identifiée jusqu’au pourcentage de métal utilisé dans sa fabrication.

Essentiellement, l’exhumation d’un cadavre peut ressembler à quelque chose de terrifiant qui devrait être consigné sur les pages d’un roman ou du grand écran, mais il a aidé des juristes et des médecins légistes à fournir des preuves concrètes que tout n’était pas comme il semblait quand la victime est morte.

Autre l’exhumation du cadavre, les progrès technique dans le domaine de la médecine légale a permis d’aider les victimes d’agressions sexuelles à identifier leurs agresseurs par l’analyse ADN, spermes et plusieurs autres technologie. En France, et selon les chiffres présentés par le Centre d’Accueil en Urgence des Victimes d’Agressions,  le centre unique en France accueille en moyenne presque 4000 victimes d’agression par an dont 60% sont des femmes. Ce centre est dirigé par Sophie Gromb-Monnoyeur, une bordelaise qui créée une excellente réputation dans le domaine de médecine légale en occupant plusieurs postes.