Le test de paternité : quelle fiabilité ?

Le test de paternité est une procédure, scientifique, consistant à analyser l’ADN de deux personnes afin de déterminer si elles ont un lien de parenté. Il est possible d’effectuer ce test entre une mère et un enfant, car il permet de connaitre la filiation entre deux individus. Néanmoins, comme il est plus courant que l’identité de la mère biologique soit connue, le mot paternité a été conservé (mais l’on peut aussi parler de test de maternité).

En France, contrairement à la Suisse ou à l’Espagne par exemple, ce test n’est possible que dans un cadre judiciaire, depuis la loi sur la bioéthique de 1994, sans quoi, le test est illégal et le demandeur risque alors une peine de prison allant jusqu’à un an ainsi qu’une amende de 15 000 €. Ces tests permettent souvent une reconnaissance de paternité.

Comment fonctionne un test de paternité ?

On peut effectuer un test prénatal, un test comparant le sang de l’enfant et du père, ou par prélèvement salivaire (effectué vous-même avec un Kit ADN et à envoyer au laboratoire par courrier).

Le test de paternité ne consiste pas en une analyse de l’ADN complète, trop longue et coûteuse, mais permet de constituer un profil ADN des comparés. Pour créer ce profil, les analystes regardent des zones et choisissent 16 marqueurs ou loci, qu’ils recherchent ensuite chez le géniteur, ce qui permet de comparer les allèles rares et fréquents (différentes dans le gène) entre parent et enfant. Si un gène mutant est décelé chez le père ou l’enfant, on peut comparer jusqu’à 23 régions.

Quelle probabilité pour le test de paternité?

La probabilité peut être de 99,99 % ou atteindre 100 %, mais pas pour le même test. On reconnaît communément à cette pratique une probabilité de 99,9 %. Ces tests sont extrêmement fiables si réalisés dans les bonnes conditions. Si le laboratoire annonce que le père présumé est bien le père biologique, le résultat, bien que légalement encore contestable, est sûrement vrai. Si la mère participe aussi au test, avec l’enfant et le père, alors la probabilité est encore plus importante, mais le laboratoire garde une marge d’erreur infime, car on ne peut exclure un homme aux mêmes caractéristiques génétiques (comme pour les jumeaux homozygotes par exemple).

 

Le test d’exclusion de paternité lui, permet de confirmer qu’un homme n’est pas le père de l’enfant. Alors la probabilité du test peut atteindre les 100 %, car si le profil ADN diffère, il n’y a aucune filiation possible.

Le test peut-il donner un faux négatif ?

Un test de fidélité fait dans un laboratoire est très fiable et rigoureux lorsque celui-ci est certifié, mais une erreur est toujours possible. Dans ces cas, les erreurs viennent souvent des demandeurs, trop stressés, qui effectuent mal les prélèvements ou échangent par erreur l’étiquetage pour la mère et l’enfant. Le test donnera un faux négatif, car on compare alors l’ADN de la mère avec celui du père (on peut déceler l’erreur si l’enfant est un garçon, pas s’il s’agit d’une fille).